Aller au contenu principal

Séances AVF 2022

Séance académique du Jeudi 10 mars 2022 à 14 heures en présentiel dans les locaux de l’Académie Nationale de Médecine, 16 rue Bonaparte 75006 PARIS, Salle de conférences du 3ème étage.(Prévoir Carte Nationale d’identité, Pass Vaccinal et masque)

Il s’agit d’une séance de Communications libres de la Section Sciences Cliniques coordonnée par Christophe Brard et Jean-François Rousselot, programme en pièce jointe et résumés des communications ici 

et en visioconférence avec le lien à partir de 13 heures 45:

us02web.zoom.us/j/86776057136

ID de réunion : 867 7605 7136            Code secret : 541432

 Par sécurité, votre identifiant zoom doit porter votre nom et votre caméra doit être ouverte, votre micro est fermé hors intervention de votre part.

Pour lutter contre d’éventuels piratages, Il est à noter qu’une demande d’inscription préalable est demandée aux non membres à l’adresse academie(at)veterinaire.fr (nom, fonction, institution et numéro de téléphone) avant le 8 mars 2022.

L'invitation ici 

 

Séance thématique sur la Toxoplasmose

                        Séance académique du 24 février 2022, 14h00 - 17h30

 

                                            Visioconférence ZOOM US:

         us02web.zoom.us/meeting/register/tZApcu6spjopEt0iiXeea0Q2mBiLANHlE0kW

                          ID de réunion : 826 5928 0924.    Code secret : 403186

 

                                                        Présidence : André JESTIN

 

  1. PARTIE PUBLIQUE

Séance thématique : « One health : toxoplasmose »

Coordinateurs : Gilles BOURDOISEAU, Gilles DREYFUSS.

Modérateur : Jean DUPOUY-CAMET

  • 14h00 : Accueil, par André JESTIN ;
  • 14h03 : Introduction, par Jean DUPOUY-CAMET;
  • 14h10-14h40 : « Toxoplasme et toxoplasmose : diversité dans le monde », par le Prof.  Marie-Laure DARDE, Professeur de Parasitologie Faculté de Médecine de Limoges, Praticien Hospitalier CHU Dupuytren, Limoges ;
  • 14h45-15h15 : « Rôle de l'environnement comme réservoir de toxoplasme », par le Prof. Isabelle VILLENA, Professeur de Parasitologie Faculté de Médecine de Reims, Praticien Hospitalier CHU, Reims ;
  • 15h20-15h50 : « Toxoplasmose chez le chat de compagnie : étude de prévalence de l’infection et recherche de facteurs associés », par le Prof. Patrick BOURDEAU, Unité NP3, Laboratoire de Parasitologie, Dermatologie, Mycologie, ENV Nantes (ONIRIS) ;
  • 15h55-16h25 : « Distribution anatomique de T.gondii dans la carcasse du porc et résistance dans les produits de charcuterie. Quelle importance pour la santé publique vétérinaire ? », par le Prof. Radu BLAGA, ENV Alfort.

II / PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES

II - 1 / Procès-verbal de la séance du 3 février 2022 ;

II – 2 / Questions d’actualité.

Séance thématique "Biodiversité"

ACADÉMIE VÉTÉRINAIRE DE FRANCE

Reconnue d'utilité publique par décret du 16 avril 1878 34, rue Breguet 75011 PARIS

Séance académique du 3 février 2022, 14h00 - 17h30
Visioconférence ZOOM US :

us02web.zoom.us/j/88331642045


ID de réunion : 883 3164 2045 Code secret : 361715

Présidence: André JESTIN

I- PARTIE PUBLIQUE


I – 1/ Protocole académique :

Hommage au Docteur-Vétérinaire Patrick LE BAIL (Président AVF 2017), par Eric PLATEAU


I – 2/ Séance thématique :     « Biodiversité »


Coordinateurs : Didier Boussarie, Marc Artois. Modérateur : Prof. André-Laurent Parodi

Introduction par André-Laurent Parodi

« La santé des écosystèmes : quelle définition ? », par Patrick GIRAUDOUX, Chrono-environnement UMR 6249, Université Bourgogne Franche-Comté – CNRS, Besançon

« Les relations entre maladies transmissibles (des animaux et des hommes) et les altérations de la biodiversité », par Marc ARTOIS, Ecologue de la Santé animale, professeur honoraire à Vetagro Sup, membre correspondant AVF

« Impact du phénomène NAC sur la biodiversité », par Didier BOUSSARIE, président du GENAC 1999-2005, Clinique vétérinaire de Fismes (51)

Résumé de la communication de Didier Boussarie, NAC et Biodiversité

            L’engouement pour les NAC favorise-t-il la raréfaction voire la disparition des espèces dans leur milieu naturel ?

            La question ne se pose pas pour les petits mammifères de compagnie qui sont aujourd’hui tous issus d’élevage. Il en est de même pour les oiseaux car depuis l’interdiction européenne d’importation commerciale  de 2005 en raison de l’Influenza aviaire, tous les oiseaux vendus dans les animaleries, les magasins spécialisés et chez les éleveurs sont également tous issus d’élevage. Il est par contre indiscutable que l’engouement du public, notamment pour certaines espèces d’oiseaux et de reptiles, a provoqué et provoque encore des raréfactions regrettables dans le milieu naturel. Le tarin rouge du Venezuela (Carduellis cucullata) a failli disparaître en raison de la mode du canari à facteur rouge et de la demande insatiable qu’elle suscita parmi les éleveurs au début du siècle dernier. Le cacatoès des Philippines (Cacatua hoematuropygia) endémique à l’archipel du même nom, est en situation très critique en raison de la destruction de son biotope, mais surtout parce qu’il a la malchance d’être le seul Psittacidé parleur de son pays. Les populations de perroquet gris d’Afrique (Psittacus erythacus), de python royal (Python regius) ou de tortue boîte de Caroline (Terrapenecarolina) ont nettement diminuées dans leur milieu naturel en raison des prélèvements excessifs dont ils font l’objet pour alimenter le marché du NAC. Une grande partie des reptiles, des amphibiens, les poissons marins, une grande partie des coraux, les crabes et une partie des invertébrés sont encore prélevés dans leur milieu naturel. Pour autant aucune espèce ne s’est éteinte à cause du marché des NAC   

  La solution idéale serait d’interdire tout prélèvement dans le milieu naturel à des fins commerciales, qu’elle que soit l’espèce, et d’alimenter le marché du nouvel animal de compagnie à l’échelle mondiale uniquement avec des animaux issus d’élevage, avec toutes les garanties d’origine et de bon état sanitaire. La route est longue, mais les choses évoluent plutôt favorablement en raison des contraintes règlementaires actuelles (AM du 08 octobre 2018), des fermes d’élevage qui se développent  pour pratiquement toutes les espèces, et d’une prise de conscience à l’échelle mondiale.

 

                                                                       Didier Boussarie

les relations entre Maladies transmissibles (des animaux et des hommes) et les altération de la Biodiversité

 

Présentation courte de la communication: les auteurs décrivent comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. La communication suggère que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

 

Auteurs : E. ROBARDET1, N. CHARBONNEL2, J.-F. GUÉGAN3, E. MONCHÂTRE-LEROY4, A. PARODI5, JY. GAUCHOT6, H. ZELLER7, D. BOUSSARIE8 & M. ARTOIS9

 

1. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France emmanuelle.robardet(at)anses.fr. Auteur correspondant

2. CBGP, INRAE, CIRAD, IRD, Institut Agro, Université de Montpellier, Montpellier, France nathalie.Charbonnel(at)inrae.fr.

3. ASTRE, INRAE, Cirad, Université de Montpellier, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier Cedex 5, France ; MIVEGEC, IRD, CNRS, Université de Montpellier, 911 avenue Agropolis, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France jean-francois.guegan(at)inrae.fr.

4. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France elodie.monchatre-leroy(at)anses.fr

5. Président honoraire de l'Académie nationale de Médecine et de l'Académie vétérinaire de France, Directeur honoraire de l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort
andre-laurent.parodi(at)vet-alfort.fr.

6. DMV, praticien, Clinique Vétérinaire, Terre de Fontenille 24260 Le Bugue, Fédération des Syndicats Vétérinaires de France Maison des Vétérinaires 10 place Léon Blum 75011 Paris JYGauchot(at)wanadoo.fr.

7. Anciennement Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Gustav III, Boulevard 40, 169 73 Solna, Suède herve.zeller(at)ecdc.europa.eu, et Institut Pasteur, Paris.

8. Dr vet. Clinique vétérinaire Fismes 2 rue des Comtes Thibault 51170 FISMES didier.boussarie(at)wanadoo.fr.

9. LISAE : Lorraine investigation santé animale et environnementale. 54200 Lagney lisae(at)orange.fr. (présentateur de la communication : Écologue de la santé animale, professeur honoraire à Vetagro Sup, membre correspondant de l’Académie vétérinaire de France)

 

Résumé: Les auteurs réunis sous l’égide de l’Académie vétérinaire de France ont étudié comment la littérature scientifique interroge le rapport entre l’émergence de zoonoses ou de nouvelles maladies infectieuses humaines et animales, d’une part et les pertes de biodiversité observées sous l’effet des pressions humaines d’autre part. L’examen de la littérature consultée décrit comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. Il existe toutefois une importante variabilité des modalités permettant le passage, puis la propagation locale et planétaire des agents pathogènes issus de la biodiversité. Il est prématuré de tirer des conclusions générales sur les relations que cette revue scientifique a examinées. L’article suggère néanmoins que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

Mots clefs: biodiversité, transmission, zoonose, maladie infectieuse émergente

Lien avec l’article complet :https://academie-veterinaire-defrance.org/fileadmin/user_upload/Publication/Bulletin-AVF/BAVF_2021/Robardet_maladies_biodoversite_bavf_2021.pdf

 

Summary:

the relationships between Communicable diseases (of animals and human beings) and deterioration of biodiversity

The authors, under the aegis of the Veterinary Academy of France, studied how the scientific literature questions the relationship between the emergence of zoonosis or new human and animal infectious diseases and the loss of biodiversity observed under anthropogenic changes. This review describes how some pathogens can spill over from « wild reservoir » to domestic animal populations and human. The exploitation and destruction of natural environments such as primary forests and tropical wetlands, and closest proximity amongst species that is consecutive promote contacts that allow pathogens to circulate from the wild natural reservoirs to humans, who then spread these agents all over the world. However, there is a large array of modalities with regard to the transmission and further spread of pathogens from biodiversity. It is premature to draw general conclusions on these relationships from this review only. However, the study emphasizes the needs to strengthen a multidisciplinary approach in research as well as in practice and teaching. Such multi-disciplinary approach should involve close collaborations between veterinary and human medicines, ecology, other biological and environmental disciplines and the human sciences.

Key words: biodiversity, transmission, zoonosis, infectious emerging disease

 

les relations entre Maladies transmissibles (des animaux et des hommes) et les altération de la Biodiversité

 

Présentation courte de la communication: les auteurs décrivent comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. La communication suggère que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

 

Auteurs : E. ROBARDET1, N. CHARBONNEL2, J.-F. GUÉGAN3, E. MONCHÂTRE-LEROY4, A. PARODI5, JY. GAUCHOT6, H. ZELLER7, D. BOUSSARIE8 & M. ARTOIS9

 

1. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France emmanuelle.robardet(at)anses.fr. Auteur correspondant

2. CBGP, INRAE, CIRAD, IRD, Institut Agro, Université de Montpellier, Montpellier, France nathalie.Charbonnel(at)inrae.fr.

3. ASTRE, INRAE, Cirad, Université de Montpellier, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier Cedex 5, France ; MIVEGEC, IRD, CNRS, Université de Montpellier, 911 avenue Agropolis, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France jean-francois.guegan(at)inrae.fr.

4. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France elodie.monchatre-leroy(at)anses.fr

5. Président honoraire de l'Académie nationale de Médecine et de l'Académie vétérinaire de France, Directeur honoraire de l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort
andre-laurent.parodi(at)vet-alfort.fr.

6. DMV, praticien, Clinique Vétérinaire, Terre de Fontenille 24260 Le Bugue, Fédération des Syndicats Vétérinaires de France Maison des Vétérinaires 10 place Léon Blum 75011 Paris JYGauchot(at)wanadoo.fr.

7. Anciennement Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Gustav III, Boulevard 40, 169 73 Solna, Suède herve.zeller(at)ecdc.europa.eu, et Institut Pasteur, Paris.

8. Dr vet. Clinique vétérinaire Fismes 2 rue des Comtes Thibault 51170 FISMES didier.boussarie(at)wanadoo.fr.

9. LISAE : Lorraine investigation santé animale et environnementale. 54200 Lagney lisae(at)orange.fr. (présentateur de la communication : Écologue de la santé animale, professeur honoraire à Vetagro Sup, membre correspondant de l’Académie vétérinaire de France)

 

Résumé: Les auteurs réunis sous l’égide de l’Académie vétérinaire de France ont étudié comment la littérature scientifique interroge le rapport entre l’émergence de zoonoses ou de nouvelles maladies infectieuses humaines et animales, d’une part et les pertes de biodiversité observées sous l’effet des pressions humaines d’autre part. L’examen de la littérature consultée décrit comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. Il existe toutefois une importante variabilité des modalités permettant le passage, puis la propagation locale et planétaire des agents pathogènes issus de la biodiversité. Il est prématuré de tirer des conclusions générales sur les relations que cette revue scientifique a examinées. L’article suggère néanmoins que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

Mots clefs: biodiversité, transmission, zoonose, maladie infectieuse émergente

Lien avec l’article complet :https://academie-veterinaire-defrance.org/fileadmin/user_upload/Publication/Bulletin-AVF/BAVF_2021/Robardet_maladies_biodoversite_bavf_2021.pdf

 

Summary:

the relationships between Communicable diseases (of animals and human beings) and deterioration of biodiversity

The authors, under the aegis of the Veterinary Academy of France, studied how the scientific literature questions the relationship between the emergence of zoonosis or new human and animal infectious diseases and the loss of biodiversity observed under anthropogenic changes. This review describes how some pathogens can spill over from « wild reservoir » to domestic animal populations and human. The exploitation and destruction of natural environments such as primary forests and tropical wetlands, and closest proximity amongst species that is consecutive promote contacts that allow pathogens to circulate from the wild natural reservoirs to humans, who then spread these agents all over the world. However, there is a large array of modalities with regard to the transmission and further spread of pathogens from biodiversity. It is premature to draw general conclusions on these relationships from this review only. However, the study emphasizes the needs to strengthen a multidisciplinary approach in research as well as in practice and teaching. Such multi-disciplinary approach should involve close collaborations between veterinary and human medicines, ecology, other biological and environmental disciplines and the human sciences.

Key words: biodiversity, transmission, zoonosis, infectious emerging disease

 

 

Conférence sur l'Europe organisée par la FEAM

(Fédération Européenne des Académies de Médecine)

 lundi 31 janvier 2022, 13h-16h

Une Conférence sur l'Europe est organisée le lundi 31 janvier 2022 par la FEAM (Fédération Européenne des Académies de Médecine, l'Académie Nationale de Médecine, l'Académie Vétérinaire de France, l'Académie Nationale de Pharmacie et l'Académie d'Agriculture de France). Elle est accessible pour le public en visioconférence et en présentiel pour les seuls académiciens.

Lors de cette conférence, des représentants de haut niveau des instances européennes et française discuteront des implications de l'Autorité de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (HERA) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) sous le sceau de la Présidence française du Conseil de l’ Europe de janvier à juillet 2022.

Fruit d'une collaboration entre les quatre Académies françaises de Médecine, des Sciences Vétérinaires, de Pharmacie et d'Agriculture avec la Fédération des Académies Européennes de Médecine (FEAM), cet atelier vise à apporter des éclairages à développer et à renforcer lors d'une conférence internationale sur « One Health » au printemps 2022, dont les principaux messages seront articulés dans un rapport conjoint informant les travaux politiques français en la matière.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19 toujours en cours, réfléchir à une meilleure préparation et réponse face aux menaces pour la santé semble crucial. La relation entre le niveau décisionnel de l'UE et l'implication nationale est une autre étape importante qui doit être soigneusement examinée. Une déclaration résumant les positions de la FEAM sur les dossiers composant l'Union européenne de la santé sera partagée avant l'atelier.

Pour ceux qui souhaitent y participer, ils sont invités à s’inscrire par le lien ci-dessous avec la précision que seuls les membres des académies organisatrices peuvent avoir accès au présentiel:

https://forms.gle/viy5wkaVVGQn2EBDA

Données cliniques vétérinaires, récolte et gestion

Coordinateurs : Alexandra BRIEND-MARCHAL, Christophe BRARD et Francis DESBROSSE.

14h30 : Introduction, par Francis DESBROSSE

14h45- 15h15 : « Données et gestion de la santé animale : quelles opportunités pour les vétérinaires », par le Dr-Vét- Raphaël GUATTEO, Professeur en médecine des animaux d’élevage à ONIRIS, Nantes ;  

Résumé : A l'ère du digital et du big data, la notion de données est partout et le monde vétérinaire n'échappe pas à la règle. Selon l'expérience et l'appétence des vétérinaires pour ces aspects, les réactions vont de l'enthousiasme inconditionnel au scepticisme voire au rejet. Mais qu'entend-t-on par données et surtout, quelles sont les données détenues ou que peuvent produire les vétérinaires. Quelles sont ces données, quelles doivent être leurs qualités et quelles peuvent être leur utilisation et leur valorisation. L'objectif de cette présentation sera de brosser un panorama du type de données mobilisables par et pour les vétérinaires et d'en tirer de grands secteurs d'opportunités.

 

15h20-15h50 : « Données et secret professionnel », par Maître Diane HERVEY-CHUPIN, avocate, Cabinet Solférino associés, 75007 Paris ;

Résumé: Comme tous les professionnels, les vétérinaires collectent, dans le cadre de leur exercice professionnel, de nombreuses données. Plus spécifiquement, les vétérinaires collectent des données cliniques vétérinaires, ou données de santé animale. Le volume de données collectées tend à augmenter, du fait de l’apparition de nouvelles pratiques (télémédecine) et de dispositifs nouveaux (objets de santé connectés). Les données ainsi collectées ont une valeur marchande. Pour protéger ces données, deux régimes de nature différente se superposent, et imposent des obligations aux vétérinaires :  l’obligation juridique de respecter le règlement général sur la protection des données (« RGPD »), et l’obligation déontologique au respect du secret professionnel. Mais ces régimes ne s’appliquent pas à toutes les données de santé animale collectées et utilisées par le vétérinaire, loin s’en faut. D’une part, parce que seule une petite partie des données de santé animale collectées par les vétérinaires peut être qualifiée de « données personnelles » au sens du RGPD, et est donc soumise à celui-ci. D’autre part, parce que les tribunaux adoptent une conception restrictive du secret professionnel des vétérinaires, qu’ils semblent également limiter aux informations pouvant être qualifiées de données personnelles. Les textes évoluent par ailleurs dans le sens de nouvelles exceptions apportées au secret professionnel, dans l’intérêt de la santé publique ou du bien-être animal. Enfin, aucune règlementation spécifique contraignante n’existe à ce jour en matière de dispositifs vétérinaires connectés, ou de télémédecine vétérinaire.

En cet état du droit, les vétérinaires sont exposés à des risques juridiques, en lien avec leur secret professionnel ; quelques décisions de justice en ont précisé les contours. De façon plus large, les données de santé animale ne sont pas parfaitement protégées de l’intérêt qu’elles pourraient susciter chez les acteurs économiques, ce qui créé un risque de dérives dans l’utilisation de ces données.

15h55-16h30 : « Utilisation opérationnelle et scientifique des données », par Christophe CORDEVANT ; Valorisation, Direction de la Stratégie et des programmes, ANSES, Maisons-Alfort ;

 

16h45-17h00 : « De la structuration à la production des données d’élevage par le vétérinaire », Dr Jérôme DEFACHELLES, SNGTV

Résumé : La mise en place d’outils connectés en élevage fait exploser le nombre de données produites. Avant d’envisager leur intégration, souvent payante, dans les logiciels métiers vétérinaires, il convient déjà de s’intéresser à la donnée sanitaire relevant de notre activité. Elle doit être correctement structurée en vue de son exploitation. Le monde vétérinaire oublie souvent la valeur inestimable que représente cette information produite de façon fiable via l’examen clinique et accompagnée parfois d’examens complémentaires. Cette donnée représente une monnaie d’échange non négligeable pour permettre à la profession de jouer un rôle dans le système d’échange des données en élevage. En s’appuyant sur ces éléments fiables, il est aisé de déclencher différents types d’alertes sanitaires pour permettre notamment une utilisation raisonnée des médicaments en élevage.

Séance du 20 Janvier 2022 :
Lien pour visioconférence et programme

Les assemblées générales :
- spéciale pour les élections des nouveaux membres de l'AVF
- et ordinaire se triendront en visioconférence le jeudi 13 janvier 2022 de 13h00 à 17h30.

 

Les convocations sont accessibles pour les membres titulaires et émérites dans l'espace membres, suivre Administration puis Assemblées générales et réunions.