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Séances AVF 2022

« L’Europe, défis et opportunités pour le monde vétérinaire »

Académie Vétérinaire de France

Reconnue d’utilité publique par décret du 16 avril 1878

Titre: « L’Europe, défis et opportunités pour le monde vétérinaire  »

Conférence Labellisée Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne

Jeudi 9 juin 2022

Salle des Séances de l’Académie Nationale de Médecine

16, rue Bonaparte 75006 Paris

 Inscription obligatoire sga3.academie(at)veterinaire.fr

Télécharger le bulletin d'inscription

Présentiel (en français) et visioconférence (en français)

Présidence : André Jestin

08H30-09H00 Accueil

09H00-09H30 Introduction :

 Patrice Tran Ba Huy (Président Académie Nationale de Médecine) et André Jestin (Président Académie Vétérinaire de France)

09H30- 11H00 : SESSION 1 :  Evolutions récentes en santé

Modérateur : Anne-Marie Vanelle 

  1. 09H30-10H00: Place de la santé dans les politiques européennes

Par : Véronique Trillet-Lenoir, Membre du Parlement Européen, Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (Participation par visioconference)

 

  1. 10H00-10H30 : Vision post-Covid dans le cadre de la quadripartite

Par : Monique Eloit, Directrice Générale OIE

 

  1. 10H30-11H00 : La nouvelle loi sur la santé animale

 

Par : Bernard van Goethen Directeur pour la préparation aux situations de crise dans les domaines alimentaire, des animaux et des plantes, Commission européenne, Direction Générale de la Santé et de la Sécurité Alimentaire (Participation par visioconférence) 

 

11H00 – 12H00 SESSION 2 :  Surveillance de la chaine alimentaire

Modérateur : Eric Poudelet

  1. 11H00-11H30 : Le système des agences européennes, Surveillance et Intervention

Par : Guilhem de Seze  Directeur du Département Evaluation des risques  EFSA (Participation par visioconférence)

 

  1. 11H30-12H00 : Stratégie « De la ferme à la table » (Farm to Fork Strategy)

Par : Nathalie Chaze, Directeur pour la durabilité des aliments et des relations internationales, Commission européenne, Direction Générale de la Santé et de la Sécurité Alimentaire  (Participation par visioconférence)

 

12H00- 13H30 BUFFET        

13H30- 14H30 : SESSION 3 :  La recherche

Modérateur : Stephan Zientara

  1. 13H30-14H00 : Recherche en santé animale et bien-être animal, le programme

            cadre 2022-2027 de la Commission Européenne.

Par Jean-Charles Cavitte, Commission européenne, Direction Générale de l’Agriculture et du Développement Rural (Participation par visioconférence)

 

  1. 14H00-14H30 : Biodiversité, quelles recherches pour anticiper les risques ?

Par François Moutou, Président d’Honneur de la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM)

 

14H30- 16H0 SESSION 4 : La formation,

Modérateurs :  Pierre Saï et Jean-François Rousselot

  1. 15H00-15H30 : Evolutions souhaitables de la formation des vétérinaires français face aux crises sanitaires internationales en santé animale et en santé publique

Par : Emmanuelle Soubeyran, Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, Direction Générale de l’Alimentation, Paris

 

  1. 15H30-16H00 :Les leçons des crises et leur impact souhaitable sur la formation des vétérinaires dans les ENV pour les industries de santé animale

Par : Jean-Louis Hunault, Syndicat des industries du médicament vétérinaire (SIMV)

 

16H00- 16H30 SESSION 5 : Actualité ; la crise ukrainienne, l’avis d’un expert 

            Modérateurs : Jean-Jacques Soula et Jacques Crosnier

  • Introduction :  : Jean-Jacques Soula
  • Conférence : Impact de la crise Ukrainienne sur les productions animales et la santé animale

Par Jean-Jacques Hervé, ancien conseiller du gouvernement ukrainien pour les questions agricoles, Conseiller agricole près l'Ambassade de France à Moscou, Président de l’Académie d’Agriculture de France.

 

 16H30- 17H30 SESSION 6 : Table ronde

Modérateur : Jacques Legros, Journaliste

  • Jean-François Rousselot Président Association Française des Vétérinaires pour  Animaux de Compagnie (AFVAC)
  • Jean-Yves Gauchot Président de la Fédération des Syndicats Vétérinaires de France   
  • Loïc Evain, Conseil Général de l’Alimentation, l’Agriculture et des Espaces Ruraux
  • Stéphan Zientara, Directeur UMR virologie, Laboratoire de référence (OIE/FAO/UE) en santé animale, Anses Maisons-Alfort  
  • Hein Imberechts Coordinateur du Groupe Santé Animale et bien-être animal du Comité Permanent sur la Recherche Agricole (SCAR) de la Commission Européenne.  

 

17H30   : Conclusionpar le Président de l’Académie vétérinaire de France

Télécharger le programme

Convocation pour l'Assemblée Générale pour les comptes de 2021 et Séance de Communications libres

https://academie-veterinaire-defrance.org/

Séance académique du 19 mai 2022, 14h00 - 17h30

 

Visioconférence ZOOM US : https://zoom.us/j/95065302289?pwd=WE15QlJNbFAxclN4aGdnTnFwbFRIQT09

ID de réunion :   950 6530 2289                              Code secret : 528530

 

Présidence : André JESTIN

I - PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES

I  / 14h00 :Procès-verbal de la séance du 5 mai 2022.

PV de la séance du 5 mai par SGA3

II / ASSEMBLÉE GÉNÉRALE POUR LES COMPTES 2021

I I– 1 / 14h10 : Approbation des comptes 2021 par Gilbert Lenoir. M. Olivier Lachkar fera une présentation des comptes aux membres de l’académie.

II – 2 / 14h30 : Assemblée Générale : Présentation par Michel Baussier du nouveau Règlement Intérieur à statuts constants, en collaboration avec le SGA2.

II – 3 / 15h30 : Autres questions.

 

II - PARTIE PUBLIQUE

 

II – 1 / 15h45 :Hommage à Jean-Marie Gourreau par Pascal Boireau

 

II – 2 / 16h00 :Séance académique « Communications libres »

- 16h00 : Introduction par André Jestin

- 16h10-16h40 : Didier Montet, Evaluation de la teneur en mycotoxines dans les céréales et oléagineux les plus consommés en Côte d’Ivoire. Effet des mycotoxines sur les animaux. Dr Microbiologie alimentaire, expert AFSSA, FAO, membre Conseil Scientifique CIRAD.

- 16h40-17h10 : Pascale Chavatte-Palmer et Françoise DUDAN, Peter Rossdaleet la reproduction équine : histoire d’un visionnaire “The great facilitator”.

 

II – 3 / 17h10 : Lecture et analyse d’ouvrages (Josée Vaissaire).

  • François Rodhain : "Les Insectes du Monde : Biodiversité, classification, clés de détermination des familles" sous la coordination scientifique d'Henri-Pierre Aberlenc, Editions Quae, co-éditeur : Museo, avril 2021, 2 tomes, 1848 p., ISBN : 9782759232734

Remerciements et fin de la séance du 19 mai par André Jestin

 

Télécharger le programme de la Séance AVF du 19 mai 2022

Bien-être animal dans la filière équine

Séance académique du 5 mai 2022, 14h00 - 17h30
à l‘Académie Nationale de Médecine

16 rue Bonaparte 75006 PARIS
(Salle de conférence du troisième étage)

ou

Visioconférence ZOOM US :
Lien d'inscription:
https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZ0qcO2urjwuGN1FOtEBh6QzIUvPVDBT2mdH
ID de réunion :  897 7460 7429                  Code secret : 731558

 

Présidence : André JESTIN

 

14h00 : Présentation de la séance par André Jestin

14h05 : Hommage à Pierre Royer par Jeanne Brugère-Picoux

 

I - PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES

14h20 : I - 1 / Procès-verbal de la séance du 28 avril 2022.

PV de la séance du 28 avril par SGA3

I - 2 / Questions d’actualité.

I – 3 / Autres questions.

II - PARTIE PUBLIQUE

 

15h00 : Accueil par André Jestin, président de l’Académie Vétérinaire de France

 

Séance thématique : « Bien-Être Animal dans la Filière Equine » (Première Partie)

Coordinateur : Michel Martin-Sisteron 

- 15h05 : Introduction par Michel Martin-Sisteron 

- 15h10-15h40 : Christine BRIANT :Evaluation du bien-être du cheval dans son environnement et au travail (Docteur-Vétérinaire, Ph D, IGSPV, Ingénieur Recherche et Développement à l'Ifce et l'INRAe) ;

- 15h40-16h10 : Jean-Marie DENOIX : Pieds nus, ferrures et bien-être, chez le cheval de courses, de sport et de loisirs (Docteur-Vétérinaire, Ph D, Professeur agrégé, Membre correspondant de l'ANM, Fondateur du CIRALE et de l'ISELP, Membre de Collèges internationaux de Spécialistes : Imagerie, Médecine du Sport, Réhabilitation) ; 

- 16h10-16h40 : Vincent BOUREAU : Retraite sportive et fin de vie chez les équidés domestiques : quels enjeux en termes de bien-être animal ? (Docteur-Vétérinaire, Vice-Président de l'AVEF, Référent national Bien-Être Equidés) ; 

- 16h40-17h10 : Xavier BACQUET : Bien-être des équidés et Maltraitance :  les réponses du Droit (Avocat au Barreau de Paris, Médiateur-Pt Ass. Hauts de France, VP Handi-Cheval, Médiation équine, Créateur Diplôme Equicien). 

 

Remerciements et fin de la séance du 5 mai par André Jestin.

 

Le cheval, un atout de l'agriculture française

Séance conjointe de
l'académie de l'agriculture de France, Section 3 - élevage  
et de l'académie vétérinaire de France, Section 2 - sciences cliniques

https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/inter-academique/seance-commune-aafavf-le-cheval-un-atout-pour?040522

Le 4 mai 22 de 14h30 à 17h - 18 rue de Bellechasse, Paris 7ème ou en distanciel:

https://www.youtube.com/channel/UCxERz8wtBBH9VXfgJOfVODA

Animateurs : Françoise Clément (AAF) et Jean Roch Gaillet (AVF)

La filière du cheval constitue une filière agricole atypique et méconnue. Son intérêt pour nos territoires ruraux est pourtant réel que ce soit au niveau économique (pour exemple, elle génère 66 000 emplois directs en majorité situés en zones rurales ou périurbaines), social (pour exemple, plus de 2 millions de pratiquants assurent un lien ville-campagne) ou environnemental (pour exemple, 1,05 million d'équidés utilisent environ 4% de la SAU, notamment des espaces délaissés par les autres espèces d'élevage et avec peu de contraintes en produits phytosanitaires ou engrais). Son appartenance au monde agricole est parfois questionnée alors qu'elle est essentielle à son devenir en lui offrant un cadre technique et politique.

La proximité avec le public rend le cheval très sensible, voire précurseur vis à vis des attentes sociétales au premier rang desquelles figurent la prise en compte du bien-être animal.

Au cours des vingt dernières années, la filière a connu une profonde mutation en terme de gouvernance, de produits et services et de défis technologiques.

Cette séance a été préparée conjointement avec l'Académie vétérinaire de France et l'académie de l'agriculture Française, section 3. Elle vise à mieux faire connaître cette filière et montrer les intérêts réciproques entre les secteurs du cheval et le monde agricole. Elle  présentera comment la filière répond aux attentes sociétales par un exemple, celui du bien-être animal dans le monde des courses. Pour terminer et afin d'illustrer le dynanisme de la recherche équine, seront exposées les avancées technologiques dans deux domaines, ceux de la prévention sanitaire et de l'histoire génétique de l'espèce.

Introduction Jean-Roch Gaillet, Directeur Général de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation, vice-président de l'AVF.

Etat des lieux sur la place du cheval dans le monde agricole ((importance économique, environnementale et sociale de la filière, place à l'international...) par Florence Méa, Directrice Générale adjointe de l'IFCE,

Répondre aux enjeux sociétaux (exemple du BEA et de la reconversion en fin de carrière chez les chevaux de course) par Pierre Préaud, Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Courses Hippiques

Apport de la recherche pour la gestion des maladies virales équines par Stéphane Pronost, Directeur Adjoint du Pôle Recherche Développement Innovation, LABÉO.

Repenser l'origine et l'histoire du cheval moderne grâce à la génomique par Ludovic Orlando, Directeur de recherche au CNRS, Directeur du centre d'Anthropobiologie et de Génomique de Toulouse, CAGT

Conclusion par Etienne Verrier, professeur à AgroParisTech, président du conseil scientifique de la filière équine, membre de l'AAF.

RÉSUMÉS:

Communication de Stéphane Pronost, Directeur Adjoint du Pôle Recherche Développement Innovation, LABÉO. Apport de la recherche pour la gestion des maladies virales équines  :télécharger le résumé ICI

Communication de Ludovic Orlando: télécharger le résumé ICI

Repenser l'origine et l'histoire du cheval moderne grâce à la génomique

Ludovic ORLANDO Centre d’Anthropobiologie et de Génomique de Toulouse, CNRS UMR 5288

 

Contexte : Le cheval n'est guère plus en Occident qu'un instrument des loisirs et des sports. Pourtant, hier à peine, cet animal occupait encore une place centrale dans nos vies et notre quotidien. A dos de cheval, ou sur des chariots, nous pouvions en effet nous déplacer bien plus vite qu'à pied et le monde nous semblait plus petit. Le cheval domestique nous a aussi donné une nouvelle manière de faire la guerre, jusqu'à la première guerre mondiale au cours de laquelle l'animal périt par millions. La domestication du cheval représente ainsi un véritable point de bascule dans l'histoire des civilisations, après lequel toute la dynamique des échanges entre les peuples, leurs biens, leurs langues et leurs cultures changea profondément. Aussi surprenant puisse-t-il paraître compte tenu de l’importance du cheval dans l’histoire des civilisations, et du fait qu’il représente l’un des derniers grands herbivores que nous ayons domestiqués, son histoire demeure assez mal connue, voire controversée. Ainsi, des questions telles que : « quelles sont celles et ceux qui ont domestiqué le cheva l? Où et quand vivaient-ils ? Comment ont-ils modifié la biologie d'un animal alors sauvage pour réussir à le domestiquer ? Et comment d'autres peuples après eux ont continué de modifier l'animal jusqu'à façonner les centaines de variétés que l'on connait aujourd'hui?” sont longtemps restées sans réponses.

 

Approche : L’archéologie nous donne accès aux vestiges des animaux qui vécurent jusqu’aux temps les plus reculés de notre histoire. Leur étude morpho-anatomique peut nous renseigner sur les modifications de stature ou les déformations osseuses qu’ont subi les chevaux au cours de leur histoire, notamment une fois domestiqués et utilisés pour le trait, la selle ou la course. Cependant, les modifications du squelette osseux n’apparaissent que très tardivement dans l’histoire des chevaux, vers la fin de l’Âge du Bronze et le début de l’Âge du Fer, soit bien après leur domestication initiale. L’étude morpho-anatomique des restes de chevaux est par ailleurs souvent limitée du fait de la conservation partielle du matériel osseux dans les assemblages archéologiques, dont l’analyse ne permet de plus pas toujours la distinction entre les grandes espèces d’équidés, ni même la détermination du sexe des individus découverts. En complément de ces analyses, la distribution statistique des éléments osseux et dentaires retrouvés dans les sites archéologiques et leur structure en classes d’âge peut parfois caractériser la nature d’un site, et ainsi trahir la présence d’animaux qui furent soit obtenus par la chasse (seules les pièces osseuses les plus musculeuses sont prélevées), soit issus de l’élevage (les jeunes mâles sont préférentiellement abattus), et ainsi, indiquer si les sites archéologiques retrouvés abritaient déjà des chevaux domestiques. Cependant, en pratique, ce type d’analyse laisse souvent place à de multiples interprétations et certains sites jugés par les uns pour avoir connu les premières tentatives de domestication du cheval, restent ainsi disqualifiés par les autres.

Depuis le milieu des années 1980, l’arsenal de l’archéologie s’est enrichi d’outils d’un nouveau type. Ces derniers exploitent des traces infimes qui ne sont pas visibles à l'oeil nu et ne peuvent être totalement décryptées qu'à l'aide de séquenceurs très puissants. Ces traces, ce sont les molecules d'ADN préservées dans les squelettes anciens et les sédiments. Elles permettent aujourd’hui de caractériser le génome des chevaux anciens dans leur intégralité, et ainsi de déterminer leur relation de parenté, leur proximité généalogique, ainsi que leurs caractéristiques physiques, voire comportementale. Comme toutes les cellules somatiques du corps d’un individu portent la même information génétique, des registres archéologiques même partiels peuvent ainsi suffire à caractériser l’intimité génétique d’un cheval, parfois à partir de quelques dizaines de milligrammes de poudre osseuse ou dentaire seulement. Nous avons donc appliqué les technologies les plus en pointe des recherches sur les ADN anciens pour cartographier les populations de chevaux qui peuplaient l’Eurasie toute entière depuis plus de cinquante mille ans, et suivre leur changement au cours du temps. Notre objectif était de retrouver la localisation géographique et temporelle du berceau à partir duquel le type génétique caractéristique des chevaux domestiques modernes est apparu.

 

Conclusions : L’analyse de 264 génomes de chevaux anciens, et leur comparaison à plusieurs centaines de génomes de chevaux modernes, nous a révélé une diversité génétique inouïe chez les chevaux qui peuplaient l’Eurasie avant le quatrième millénaire de notre ère. Ainsi, les chevaux sauvages ne constituaient pas tous une seule et même lignée monolithique, mais se répartissaient en populations séparées les unes des autres au gré des contraintes géographiques, telles que les grands reliefs montagneux, les grandes barrières fluviales ou les grands biomes écologiques. À partir de la fin du troisième millénaire avant notre ère, les contours de cette cartographie ont cependant changé radicalement, et en quelques siècles à peine, un cheval d’un nouveau type génétique, qui correspond au cheval domestique moderne, s’est répandu à travers l’Eurasie toute entière. Grâce aux données génomiques, son foyer d’origine peut être retracé dans le bassin du Don et de la Volga, il y quatre mille deux cents ans environ. En Asie, leur expansion a été quasi-contemporaine de la culture dite de Sintashta, qui est associée à l’invention de la roue à rayons et au chariot. En Europe, cette expansion n’a par contre pas été contemporaine des grandes migrations originaires des steppes associée à la culture dite de Yamnaya, qui a eu lieu plus de cinq siècles plus tôt et a entraîné un profond bouleversement de la composition génétique des populations humaines Europénnes. Cette migration ne doit plus être vue comme celle d’un peuple cavalier venu des steppes, mais plutôt comme celle d’un peuple pastoraliste, éleveur de moutons et de vaches.

Mobilisation de la recherche vétérinaire sur la COVID 19

Séance académique du 28 avril 2022, 14h00 - 17h30
à l‘Académie Nationale de Médecine


16 rue Bonaparte 75006 PARIS
(Salle de conférence du troisième étage)

ou

Visioconférence ZOOM US :  https://us02web.zoom.us/j/86230420122?pwd=QnhlcXBTaTR5ZmlocytSU2p3UlQ0dz09

ID de réunion : 862 3042 0122                                           Code secret : 529347

 

 

Présidence : André JESTIN

I – 1 / Protocole académique: Hommage au Professeur Michel Lapras par Jean-Luc Cadoré

I – 2 / Séance thématique : « La mobilisation de la recherche vétérinaire sur la COVID 19 »

 Co-organisateurs : Hubert Laude, Bernard Charley

- 14h15 : Introduction par Bernard Charley

- 14h25-14h55 : Hubert Laude, Les appels à projets de l’ANR (Agence nationale de la recherche) dans l’organisation de la recherche française en réponse à la crise COVID.

- 14h55-15h25 : Romain Volmer et collaborateurs, Cinétique de la réponse interférons de type I lors de l’infection par le SARS-CoV-2 : conséquences physiopathologiques et thérapeutiques. (Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, INRAe, Université de Toulouse, UMR 1225 IHAP Interactions hôtes agents pathogènes ; ANSES Nancy),

(Projet TIMING ANR-20-COV5-0004).

- 15h25-15h55 : Bernard Delmas, Des protéines artificielles ciblant la protéine « spike » du SARS-CoV-2 comme antiviraux, sélection et développement. (INRAe, UMR VIM, Jouy-en-Josas), (Projet ANR Flash SARS2BlockEntry).

- 15h55-16h25 : Eric Leroy, L’infection des animaux de compagnie par le SARS-CoV-2. UMR MIVEGEC (Université de Montpellier-IRD-CNRS), (Projets CoVet, ANR RA-COVID-19 n°2 et Spillback, ANR-20-COV2-0003-01).


II / PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES

II - 1 / Procès-verbal de la séance du 24 mars 2022.

16h30-16h40 : PV de la séance du 10 mars par SGA3

II – 2 / Questions d’actualité.

16h40 :

 

II – 3 / Autres questions.

 

Remerciements et fin de la séance du 28 avril par André Jestin

 

 

Séance des Lauréats de l'Académie Vétérinaire de France

Séance académique à l‘Ecole Nationale Vétérinaire d‘Alfort
7 avril 2022, 14h00 - 17h en présentiel

Lien visioconférence :
https://us02web.zoom.us/j/84994200379?pwd=WVhBckh4S3BFMmg5RjlEeGtUa1Z6Zz09
ID de réunion : 849 9420 0379         Code secret : 007832

Présidence : André JESTIN

 Coordinateur et modérateur : Eric GUAGUERE

 

MESSAGE DU PRÉSIDENT DE L'AVF:

La Séance des Lauréats se tiendra le jeudi 7 avril à l'Ecole Vétérinaire d'Alfort à 14H00. Cette séance sera organisée dans l'amphithéâtre d'honneur de l'ENVA, avec possibilité de vous joindre par visioconférence. La dernière Séance thématique sur les recherches au CIRAD le jeudi 24 mars aura mis en évidence le fait que tous les membres ont conservé leur habitude d'une participation par visioconférence. Je rappelle que la visioconférence a été le mode de fonctionnement heureux en temps de confinement et de restrictions sanitaires, et que maintenant la visioconférence doit être mise en œuvre uniquement pour permettre à ceux qui ne peuvent se déplacer de pouvoir assister aux conférences et à y participer. Les membres qui ne sont pas contraints par ces réserves sont maintenant invités à se déplacer pour rejoindre les lieux de séance. Il en va de la pérennité de la vie collective de l'Académie vétérinaire. Aussi nous comptons sur votre présence à la Séance des Lauréats le 7 avril à 14H00, un cocktail vous sera servi à 17H00 dans le Pavillon du Directeur de l'ENVA. Vous y êtes tous attendus. Merci de vous inscrire en écrivant à sga3.academie(at)veterinaire.fr. Un grand merci à tous ceux qui, pour tous les membres, ont œuvré à l'organisation de cette très belle Séance des Lauréats.

Cordialement

André Jestin Président AVF 2022

 

- ENVA : Alice FERMIGIER (alice.fermigier(at)vet-alfort.fr) : Comparaison des réseaux neuronaux en IRM fonctionnel en état de base dans différentes espèces animales. Directrice de thèse : Fanny Pilot-Storck (fanny.storck(at)vet-alfort.fr)

"Comparaison des réseaux neuronaux en IRM fonctionnel en état de base dans différentes espèces animales"

Le cerveau mammifère est actif en permanence, même au repos ou sous anesthésie. En IRM fonctionnelle au repos, des fluctuations à basse fréquence (< 0,1 Hz) du signal Blood Oxygen Level Dependent (BOLD) sont synchrones dans des aires cérébrales précises et distribuées qui définissent des réseaux cérébraux au repos (ou resting-state networks, RSNs). Ces réseaux reflètent la structure de l’activité cérébrale intrinsèque et ont pu être décrits de manière répétée et cohérente entre plusieurs espèces. Un cadre d’étude plus rigoureux est néanmoins nécessaire afin d’analyser ces RSNs dans des modèles animaux. Le but de cette étude est de comparer les RSNs de l’humain, du microcèbe et de la souris afin d’élaborer un cadre d’étude des données d’IRM de modèles de souris et de microcèbe pour la maladie d’Alzheimer. Les processus évolutifs ayant pu causer les différences anatomiques et fonctionnelles cérébrales entre ces trois espèces sont également discutées. Les RSNs ont été extraits par dictionary learning hiérarchique, puis comparés. Les différences interspécifiques dans les réseaux visuel, auditif et limbique semblent suggérer chez l’humain une évolution favorisant l’interprétation cognitive des stimuli externes et un contrôle inhibiteur. L’organisation des réseaux somatomoteurs chez la souris semble refléter une structure plus modulaire que chez les primates. La présence exclusive des réseaux orbito-frontal, du Salience Network et du Dorsal Attention Network chez l’humain semble de plus corroborer l’hypothèse que l’évolution récente du cerveau humain a impliqué l’expansion de réseaux responsables de fonctions cognitives de haut niveau. Enfin, nous avons pu discuter l’homologie interspécifique de deux réseaux d’ordre supérieur : le réseau du mode par défaut et le réseau fronto-pariétal / contrôle exécutif.

Url / Doi : http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=4047

 

- Vetagrosup :Marina MÉRIOT (marina.meriot(at)vetagro-sup.fr) : Caractérisation de la mutation PINK EYE chez le chat de race Donskoy. Directrice de thèse : Marie Abitbol (marie.abitbol(at)vetagro-sup.fr)

"Caractérisation de la mutation PINK EYE chez le chat de race Donskoy"

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pcmr.12906

Le but de cette étude était de caractériser le phénotype pink-eye observé chez une famille étendue de chats Donskoy et d’en identifier l’origine génétique. Nous avons décrit le phénotype pink-eye, bien que des analyses hématologiques et un suivi à long terme des chats n'ait pas encore été réalisés. Nous avons pu cartographier une région candidate pour la mutation causale, grâce à une étude d’association et à une cartographie d’homozygotie. Dans cette région, nous avons puis dentifier le gène HPS5, un gène candidat majeur pour les phénotypes d'albinisme oculo-cutané. Finalement, nous avons mis en évidence un variant, c.2571-1G>A
(p.857_908del), dans HPS5, prédit pour coder une protéine HPS5 délétée de 52 acides aminés dans un domaine fonctionnel. HPS5 est une sous-unité du complexe protéique BLOC-2, qui est impliqué dans la formation des organites dérivés des lysosomes, tels que les mélanosomes et les plaquettes. Chez l’homme et la souris, il a été mis en évidence que les mutations de HPS2, HPS5 et HPS6, qui forment le complexe BLOC-2, déstabilisaient BLOC-2. Ceci était à l’origine de mélanosomes peu pigmentés et d’un déficit en granules denses plaquettaires, menant à un albinisme oculo-cutané modéré et à une coagulopathie.
D’après les observations menées sur les chats pink-eye, la dilution de la couleur de la robe et des yeux était en accord avec un dysfonctionnement de HPS5, mais les données actuelles sont insuffisantes pour conclure sur la présence d’une éventuelle coagulopathie. Il sera nécessaire sur le long terme de vérifier que les chats pink-eye ne soient pas atteint par une coagulopathie pouvant diminuer leur confort de vie. Le chat peut
constituer un modèle animal pertinent pouvant apporter des informations supplémentaires par rapport aux modèles de rongeurs. Cependant, les patients humains présentant un syndrome de Hermansky Pudlak de type 5 ont généralement un bon confort de vie, au point que ce syndrome serait sous-diagnostiqué. Il est donc important d’un point de vue éthique d’évaluer les avantages pouvant être gagnés par l’utilisation des chats pink-eye comme modèle. Si le phénotype pink-eye est finalement considéré comme une dilution de couleur et non comme un caractère délétère, il pourrait être ajouté au panel déjà large des couleurs de robe félines.
Dans tous les cas, que le phénotype pink-eye soit considéré comme désirable ou non,186 à l'issue d'études cliniques complémentaires qui devront être menées dans les années à venir, les éleveurs pourront bénéficier d'un test génétique de dépistage des reproducteurs grâce à notre découverte de la mutation causale.

- ENVT :Johanna DUMONT-DAYOT (johanna.dumontdayot(at)gmail.com) : Evolution des paramètres physiologiques du chiot de 0 à 6 mois : réalisation d’un outil numérique. Directrice de thèse : Sylvie Chastant (sylvie.chastant(at)envt.fr)

"Evolution des paramètres physiologiques du chiot e 0 à 6 mois : réalisation d’un outil numérique"

https://oatao.univ-toulouse.fr/27302/

Le chiot de 0 à 6 mois est un patient particulier pour le vétérinaire. Une enquête menée auprès des praticiens français révèle que plus de 80% des vétérinaires interrogés sont demandeurs d’aide en matière de néonatalogie et de pédiatrie dans l’espèce canine. L’objectif de notre travail était de rassembler les connaissances disponibles dans la littérature sur le développement des différents systèmes du chiot afin de créer un outil interactif en ligne permettant aux praticiens de trouver facilement les informations nécessaires à la prise en charge de l’animal de la naissance jusqu’à l’âge de 6 mois. Pour chaque période de développement post-natal, les grands systèmes de l’organisme sont abordés, et des informations utiles à la pratique de la médecine vétérinaire sont renseignées.

- Oniris :Clarisse FREMOND (clarisse.fremond(at)gmail.com) : Proposition d'une grille d'évaluation du bien-être des veaux et des génisses laitiers (0 à 6 mois) intégrant une observation continue. Directeur de thèse : Raphael Guatteo (raphael.guatteo(at)oniris-nantes.fr)

"Proposition d'une grille d'évaluation du bien-être des veaux et des génisses laitiers (0 à 6 mois) intégrant une observation continue"

Résumé : Actuellement, nous assistons au déploiement conséquent des outils d’évaluation du bien-être chez la vache laitière par les professionnels de l’élevage. Un faible nombre d’entre eux intègre de façon complète l’évaluation des veaux et des génisses. D’autre part, les indicateurs comportementaux choisis sont mesurés de façon ponctuelle lors d’une visite avec un temps d’observation limité. Répondreà ces deux problématiques par la proposition d’une grille d’évaluation du bien-être du veau et de la génisse en élevage laitier en y apportant une observation continueestl’objectif de cette thèse. Cette observation continue des animaux est rendue possible par l’installation d’une caméra Time Lapse pendant trois jours en nurserie. Cette caméra permet à la fois de s’affranchir totalement de la présence d’un évaluateur à même de perturber les comportements des animaux mais également d’évaluer les comportements sur une plage d’observation plus longue qui contient les moments de distribution des repas ou encore la nuit. Après utilisation dans 23 élevages, ce nouvel outil apparaît comme une riche source d’informations complémentaires à une grille d’audit plus classique composée d’un questionnaire à l’éleveur et d’une visite en ferme. Il permet, dans un premier temps, d’enrichir le nombre d’indicateurs mesurant le critère « Comportement Approprié ». Dans un deuxième temps, l’exhaustivité des indicateurs mesurés à la caméra traduit les conséquences directement sur les animaux des facteurs de risque plutôt évalués traditionnellement par les indicateurs indirects. Ce qui permet de fournir à l’éleveur une analyse de risque et du conseil.(Centre National de référence pour le bien-être animal)

- Prix Ampli-mutuelle  (ENVA): Adèle CORTINOVIS (adele.cortinovis(at)vet-alfort.fr) : Enquête auprès des vétérinaires praticiens sur les problèmes éthiques rencontrés en lien avec leur activité professionnelle. Directrice de thèse : Marignac Geneviève (genevieve.marignac(at)vet-alfort.fr)

"Enquête auprès des vétérinaires praticiens sur les problèmes éthiques rencontrés en lien avec leur activité professionnelle"

La présence de dilemmes éthiques est une préoccupation grandissante pour les vétérinaires, en particulier en lien avec les réflexions actuelles concernant notre relation aux animaux, le respect de l’environnement et l’utilisation raisonnée des antibiotiques. Ce travail a pour objectif d’identifier les dilemmes éthiques rencontrés par les vétérinaires lors de leur vie professionnelle en estimant leur fréquence, leur gestion, les impacts qu’ils engendrent ainsi que les types les plus représentés, afin de dégager des pistes d’amélioration concernant leur résolution. Les résultats sont étudiés en fonction du genre, de la profession (praticien ou non) et du nombre d’années d’exercice des répondants dans le but d’étudier ces différents facteurs au sein de notre problématique. Pour ce faire, une analyse quantitative et qualitative a été réalisée, recoupant des données bibliographiques et des données expérimentales issues de deux questionnaires, respectivement envoyés à des vétérinaires praticiens et à des vétérinaires non-praticiens (Inspecteurs de la Santé Publique Vétérinaire). L’analyse des résultats de l’enquête a permis de conclure à une exposition importante aux dilemmes éthiques chez les vétérinaires qui ont répondu, avec une fréquence moyenne de 2,9 par semaine. Une grande majorité des vétérinaires présente des difficultés dans la gestion de ces cas et ressent un impact non négligeable, les conséquences émotionnelles rapportées étant nombreuses. Les femmes, les praticiens et les moins expérimentés sont plus touchés par la difficulté de la gestion et les conséquences émotionnelles. De plus, l’étude des témoignages des praticiens a mis en évidence les catégories de dilemmes éthiques les plus rencontrés et a permis de fournir des exemples concrets pour l’enseignement d’éthique en école vétérinaire. Par ailleurs, de nombreuses pistes d’amélioration sont proposés par les répondants ou résultent de leur analyse.

Url / Doi : http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=4188

 

ATTENTION : en fin de séance publique, il n’y aura pas de PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES.

La recherche au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement

ACADÉMIE VÉTÉRINAIRE DE FRANCE

Séance académique du 24 mars 2022,14h00 - 17h30
Académie Nationale de Médecine, Salle de conférences du 3ème étage
16, rue Bonaparte 75006 Paris

et

Visioconférence : https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZApcu6spjopEt0iiXeea0Q2mBiLANHlE0kW
ID de réunion : 826 5928 0924.    Code secret : 403186

 

Présidence : André JESTIN

 

1. PARTIE PUBLIQUE

Séance thématique : « Recherche au Centre de coopération internationale pour la recherche agronomique et le développement »

Coordinateur : Bernard CHARLEY

  • 14h00 : Accueil, par André JESTIN ;
  • 14h15 : Introduction, par Bernard CHARLEY ;
  • 14h15-14h45 : « La mobilisation du Cirad sur les approches intégrées de la santé via les réseaux régionaux de santé au Sud et la veille sanitaire internationale », par Thierry Lefrançois, Directeur département Systèmes Biologique - BIOS, Montpellier ;                                      
  • 14h50-15h20 : « Antibiorésistance sous surveillance dans l’océan indien », par Eric Cardinale, Directeur adjoint UMR ASTRE Animal, Santé, Territoires, Risques et Ecosystèmes, Montpellier, eric.cardinale(at)cirad.fr ;
  • 15h25-15h55 : « Surveillance intégrée des chauves-souris réservoir de virus zoonotiques », par Julien Cappelle, chercheur UMR ASTRE Animal, Santé, Territoires, Risques et Ecosystèmes, Montpellier, julien.cappelle(at)cirad.fr ;
  • 16h00-16h30 : « Les trypanosomoses africaines : maladies animales et zoonoses (maladies tropicales négligées) : une approche One Health par essence », par Marc Desquesnes, chercheur UMR Intertryp, Interactions hôte-vecteur-parasites-environnement dans les maladies tropicales négligées dues aux trypanosomatidés, Montpellier, marc.desquesnes(at)cirad.fr .

II / PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES

II - 1 / Procès-verbal de la séance du 10 mars 2022 ;

II – 2 / Questions d’actualité.

Séance académique du Jeudi 10 mars 2022 à 14 heures en présentiel dans les locaux de l’Académie Nationale de Médecine, 16 rue Bonaparte 75006 PARIS, Salle de conférences du 3ème étage.(Prévoir Carte Nationale d’identité, Pass Vaccinal et masque)

Il s’agit d’une séance de Communications libres de la Section Sciences Cliniques coordonnée par Christophe Brard et Jean-François Rousselot, programme en pièce jointe et résumés des communications ici 

et en visioconférence avec le lien à partir de 13 heures 45:

us02web.zoom.us/j/86776057136

ID de réunion : 867 7605 7136            Code secret : 541432

 Par sécurité, votre identifiant zoom doit porter votre nom et votre caméra doit être ouverte, votre micro est fermé hors intervention de votre part.

Pour lutter contre d’éventuels piratages, Il est à noter qu’une demande d’inscription préalable est demandée aux non membres à l’adresse academie(at)veterinaire.fr (nom, fonction, institution et numéro de téléphone) avant le 8 mars 2022.

L'invitation ici 

 

Séance thématique sur la Toxoplasmose

                        Séance académique du 24 février 2022, 14h00 - 17h30

 

                                            Visioconférence ZOOM US:

         us02web.zoom.us/meeting/register/tZApcu6spjopEt0iiXeea0Q2mBiLANHlE0kW

                          ID de réunion : 826 5928 0924.    Code secret : 403186

 

                                                        Présidence : André JESTIN

 

  1. PARTIE PUBLIQUE

Séance thématique : « One health : toxoplasmose »

Coordinateurs : Gilles BOURDOISEAU, Gilles DREYFUSS.

Modérateur : Jean DUPOUY-CAMET

  • 14h00 : Accueil, par André JESTIN ;
  • 14h03 : Introduction, par Jean DUPOUY-CAMET;
  • 14h10-14h40 : « Toxoplasme et toxoplasmose : diversité dans le monde », par le Prof.  Marie-Laure DARDE, Professeur de Parasitologie Faculté de Médecine de Limoges, Praticien Hospitalier CHU Dupuytren, Limoges ;
  • 14h45-15h15 : « Rôle de l'environnement comme réservoir de toxoplasme », par le Prof. Isabelle VILLENA, Professeur de Parasitologie Faculté de Médecine de Reims, Praticien Hospitalier CHU, Reims ;
  • 15h20-15h50 : « Toxoplasmose chez le chat de compagnie : étude de prévalence de l’infection et recherche de facteurs associés », par le Prof. Patrick BOURDEAU, Unité NP3, Laboratoire de Parasitologie, Dermatologie, Mycologie, ENV Nantes (ONIRIS) ;
  • 15h55-16h25 : « Distribution anatomique de T.gondii dans la carcasse du porc et résistance dans les produits de charcuterie. Quelle importance pour la santé publique vétérinaire ? », par le Prof. Radu BLAGA, ENV Alfort.

II / PARTIE RÉSERVÉE AUX MEMBRES

II - 1 / Procès-verbal de la séance du 3 février 2022 ;

II – 2 / Questions d’actualité.

Séance thématique "Biodiversité"

ACADÉMIE VÉTÉRINAIRE DE FRANCE

Reconnue d'utilité publique par décret du 16 avril 1878 34, rue Breguet 75011 PARIS

Séance académique du 3 février 2022, 14h00 - 17h30
Visioconférence ZOOM US :
us02web.zoom.us/j/88331642045
ID de réunion : 883 3164 2045 Code secret : 361715

Présidence: André JESTIN

I- PARTIE PUBLIQUE


I – 1/ Protocole académique :

Hommage au Docteur-Vétérinaire Patrick LE BAIL (Président AVF 2017), par Eric PLATEAU


I – 2/ Séance thématique :     « Biodiversité »


Coordinateurs : Didier Boussarie, Marc Artois. Modérateur : Prof. André-Laurent Parodi

Introduction par André-Laurent Parodi

« La santé des écosystèmes : quelle définition ? », par Patrick GIRAUDOUX, Chrono-environnement UMR 6249, Université Bourgogne Franche-Comté – CNRS, Besançon

« Les relations entre maladies transmissibles (des animaux et des hommes) et les altérations de la biodiversité », par Marc ARTOIS, Ecologue de la Santé animale, professeur honoraire à Vetagro Sup, membre correspondant AVF

« Impact du phénomène NAC sur la biodiversité », par Didier BOUSSARIE, président du GENAC 1999-2005, Clinique vétérinaire de Fismes (51)

Résumé de la communication de Didier Boussarie, NAC et Biodiversité

            L’engouement pour les NAC favorise-t-il la raréfaction voire la disparition des espèces dans leur milieu naturel ?

            La question ne se pose pas pour les petits mammifères de compagnie qui sont aujourd’hui tous issus d’élevage. Il en est de même pour les oiseaux car depuis l’interdiction européenne d’importation commerciale  de 2005 en raison de l’Influenza aviaire, tous les oiseaux vendus dans les animaleries, les magasins spécialisés et chez les éleveurs sont également tous issus d’élevage. Il est par contre indiscutable que l’engouement du public, notamment pour certaines espèces d’oiseaux et de reptiles, a provoqué et provoque encore des raréfactions regrettables dans le milieu naturel. Le tarin rouge du Venezuela (Carduellis cucullata) a failli disparaître en raison de la mode du canari à facteur rouge et de la demande insatiable qu’elle suscita parmi les éleveurs au début du siècle dernier. Le cacatoès des Philippines (Cacatua hoematuropygia) endémique à l’archipel du même nom, est en situation très critique en raison de la destruction de son biotope, mais surtout parce qu’il a la malchance d’être le seul Psittacidé parleur de son pays. Les populations de perroquet gris d’Afrique (Psittacus erythacus), de python royal (Python regius) ou de tortue boîte de Caroline (Terrapenecarolina) ont nettement diminuées dans leur milieu naturel en raison des prélèvements excessifs dont ils font l’objet pour alimenter le marché du NAC. Une grande partie des reptiles, des amphibiens, les poissons marins, une grande partie des coraux, les crabes et une partie des invertébrés sont encore prélevés dans leur milieu naturel. Pour autant aucune espèce ne s’est éteinte à cause du marché des NAC   

  La solution idéale serait d’interdire tout prélèvement dans le milieu naturel à des fins commerciales, qu’elle que soit l’espèce, et d’alimenter le marché du nouvel animal de compagnie à l’échelle mondiale uniquement avec des animaux issus d’élevage, avec toutes les garanties d’origine et de bon état sanitaire. La route est longue, mais les choses évoluent plutôt favorablement en raison des contraintes règlementaires actuelles (AM du 08 octobre 2018), des fermes d’élevage qui se développent  pour pratiquement toutes les espèces, et d’une prise de conscience à l’échelle mondiale.

 

                                                                       Didier Boussarie

les relations entre Maladies transmissibles (des animaux et des hommes) et les altération de la Biodiversité

 

Présentation courte de la communication: les auteurs décrivent comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. La communication suggère que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

 

Auteurs : E. ROBARDET1, N. CHARBONNEL2, J.-F. GUÉGAN3, E. MONCHÂTRE-LEROY4, A. PARODI5, JY. GAUCHOT6, H. ZELLER7, D. BOUSSARIE8 & M. ARTOIS9

 

1. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France emmanuelle.robardet(at)anses.fr. Auteur correspondant

2. CBGP, INRAE, CIRAD, IRD, Institut Agro, Université de Montpellier, Montpellier, France nathalie.Charbonnel(at)inrae.fr.

3. ASTRE, INRAE, Cirad, Université de Montpellier, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier Cedex 5, France ; MIVEGEC, IRD, CNRS, Université de Montpellier, 911 avenue Agropolis, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France jean-francois.guegan(at)inrae.fr.

4. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France elodie.monchatre-leroy(at)anses.fr

5. Président honoraire de l'Académie nationale de Médecine et de l'Académie vétérinaire de France, Directeur honoraire de l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort
andre-laurent.parodi(at)vet-alfort.fr.

6. DMV, praticien, Clinique Vétérinaire, Terre de Fontenille 24260 Le Bugue, Fédération des Syndicats Vétérinaires de France Maison des Vétérinaires 10 place Léon Blum 75011 Paris JYGauchot(at)wanadoo.fr.

7. Anciennement Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Gustav III, Boulevard 40, 169 73 Solna, Suède herve.zeller(at)ecdc.europa.eu, et Institut Pasteur, Paris.

8. Dr vet. Clinique vétérinaire Fismes 2 rue des Comtes Thibault 51170 FISMES didier.boussarie(at)wanadoo.fr.

9. LISAE : Lorraine investigation santé animale et environnementale. 54200 Lagney lisae(at)orange.fr. (présentateur de la communication : Écologue de la santé animale, professeur honoraire à Vetagro Sup, membre correspondant de l’Académie vétérinaire de France)

 

Résumé: Les auteurs réunis sous l’égide de l’Académie vétérinaire de France ont étudié comment la littérature scientifique interroge le rapport entre l’émergence de zoonoses ou de nouvelles maladies infectieuses humaines et animales, d’une part et les pertes de biodiversité observées sous l’effet des pressions humaines d’autre part. L’examen de la littérature consultée décrit comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. Il existe toutefois une importante variabilité des modalités permettant le passage, puis la propagation locale et planétaire des agents pathogènes issus de la biodiversité. Il est prématuré de tirer des conclusions générales sur les relations que cette revue scientifique a examinées. L’article suggère néanmoins que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

Mots clefs: biodiversité, transmission, zoonose, maladie infectieuse émergente

Lien avec l’article complet :https://academie-veterinaire-defrance.org/fileadmin/user_upload/Publication/Bulletin-AVF/BAVF_2021/Robardet_maladies_biodoversite_bavf_2021.pdf

 

Summary:

the relationships between Communicable diseases (of animals and human beings) and deterioration of biodiversity

The authors, under the aegis of the Veterinary Academy of France, studied how the scientific literature questions the relationship between the emergence of zoonosis or new human and animal infectious diseases and the loss of biodiversity observed under anthropogenic changes. This review describes how some pathogens can spill over from « wild reservoir » to domestic animal populations and human. The exploitation and destruction of natural environments such as primary forests and tropical wetlands, and closest proximity amongst species that is consecutive promote contacts that allow pathogens to circulate from the wild natural reservoirs to humans, who then spread these agents all over the world. However, there is a large array of modalities with regard to the transmission and further spread of pathogens from biodiversity. It is premature to draw general conclusions on these relationships from this review only. However, the study emphasizes the needs to strengthen a multidisciplinary approach in research as well as in practice and teaching. Such multi-disciplinary approach should involve close collaborations between veterinary and human medicines, ecology, other biological and environmental disciplines and the human sciences.

Key words: biodiversity, transmission, zoonosis, infectious emerging disease

 

les relations entre Maladies transmissibles (des animaux et des hommes) et les altération de la Biodiversité

 

Présentation courte de la communication: les auteurs décrivent comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. La communication suggère que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

 

Auteurs : E. ROBARDET1, N. CHARBONNEL2, J.-F. GUÉGAN3, E. MONCHÂTRE-LEROY4, A. PARODI5, JY. GAUCHOT6, H. ZELLER7, D. BOUSSARIE8 & M. ARTOIS9

 

1. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France emmanuelle.robardet(at)anses.fr. Auteur correspondant

2. CBGP, INRAE, CIRAD, IRD, Institut Agro, Université de Montpellier, Montpellier, France nathalie.Charbonnel(at)inrae.fr.

3. ASTRE, INRAE, Cirad, Université de Montpellier, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier Cedex 5, France ; MIVEGEC, IRD, CNRS, Université de Montpellier, 911 avenue Agropolis, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France jean-francois.guegan(at)inrae.fr.

4. Laboratoire de la Rage et de la Faune Sauvage de Nancy, ANSES, Bâtiment H, Technopôle Agricole et Vétérinaire CS 40 009 54220 Malzéville, France elodie.monchatre-leroy(at)anses.fr

5. Président honoraire de l'Académie nationale de Médecine et de l'Académie vétérinaire de France, Directeur honoraire de l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort
andre-laurent.parodi(at)vet-alfort.fr.

6. DMV, praticien, Clinique Vétérinaire, Terre de Fontenille 24260 Le Bugue, Fédération des Syndicats Vétérinaires de France Maison des Vétérinaires 10 place Léon Blum 75011 Paris JYGauchot(at)wanadoo.fr.

7. Anciennement Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Gustav III, Boulevard 40, 169 73 Solna, Suède herve.zeller(at)ecdc.europa.eu, et Institut Pasteur, Paris.

8. Dr vet. Clinique vétérinaire Fismes 2 rue des Comtes Thibault 51170 FISMES didier.boussarie(at)wanadoo.fr.

9. LISAE : Lorraine investigation santé animale et environnementale. 54200 Lagney lisae(at)orange.fr. (présentateur de la communication : Écologue de la santé animale, professeur honoraire à Vetagro Sup, membre correspondant de l’Académie vétérinaire de France)

 

Résumé: Les auteurs réunis sous l’égide de l’Académie vétérinaire de France ont étudié comment la littérature scientifique interroge le rapport entre l’émergence de zoonoses ou de nouvelles maladies infectieuses humaines et animales, d’une part et les pertes de biodiversité observées sous l’effet des pressions humaines d’autre part. L’examen de la littérature consultée décrit comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. Il existe toutefois une importante variabilité des modalités permettant le passage, puis la propagation locale et planétaire des agents pathogènes issus de la biodiversité. Il est prématuré de tirer des conclusions générales sur les relations que cette revue scientifique a examinées. L’article suggère néanmoins que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.

Mots clefs: biodiversité, transmission, zoonose, maladie infectieuse émergente

Lien avec l’article complet :https://academie-veterinaire-defrance.org/fileadmin/user_upload/Publication/Bulletin-AVF/BAVF_2021/Robardet_maladies_biodoversite_bavf_2021.pdf

 

Summary:

the relationships between Communicable diseases (of animals and human beings) and deterioration of biodiversity

The authors, under the aegis of the Veterinary Academy of France, studied how the scientific literature questions the relationship between the emergence of zoonosis or new human and animal infectious diseases and the loss of biodiversity observed under anthropogenic changes. This review describes how some pathogens can spill over from « wild reservoir » to domestic animal populations and human. The exploitation and destruction of natural environments such as primary forests and tropical wetlands, and closest proximity amongst species that is consecutive promote contacts that allow pathogens to circulate from the wild natural reservoirs to humans, who then spread these agents all over the world. However, there is a large array of modalities with regard to the transmission and further spread of pathogens from biodiversity. It is premature to draw general conclusions on these relationships from this review only. However, the study emphasizes the needs to strengthen a multidisciplinary approach in research as well as in practice and teaching. Such multi-disciplinary approach should involve close collaborations between veterinary and human medicines, ecology, other biological and environmental disciplines and the human sciences.

Key words: biodiversity, transmission, zoonosis, infectious emerging disease

 

 

Conférence sur l'Europe organisée par la FEAM

(Fédération Européenne des Académies de Médecine)

 lundi 31 janvier 2022, 13h-16h

Une Conférence sur l'Europe est organisée le lundi 31 janvier 2022 par la FEAM (Fédération Européenne des Académies de Médecine, l'Académie Nationale de Médecine, l'Académie Vétérinaire de France, l'Académie Nationale de Pharmacie et l'Académie d'Agriculture de France). Elle est accessible pour le public en visioconférence et en présentiel pour les seuls académiciens.

Lors de cette conférence, des représentants de haut niveau des instances européennes et française discuteront des implications de l'Autorité de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (HERA) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) sous le sceau de la Présidence française du Conseil de l’ Europe de janvier à juillet 2022.

Fruit d'une collaboration entre les quatre Académies françaises de Médecine, des Sciences Vétérinaires, de Pharmacie et d'Agriculture avec la Fédération des Académies Européennes de Médecine (FEAM), cet atelier vise à apporter des éclairages à développer et à renforcer lors d'une conférence internationale sur « One Health » au printemps 2022, dont les principaux messages seront articulés dans un rapport conjoint informant les travaux politiques français en la matière.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19 toujours en cours, réfléchir à une meilleure préparation et réponse face aux menaces pour la santé semble crucial. La relation entre le niveau décisionnel de l'UE et l'implication nationale est une autre étape importante qui doit être soigneusement examinée. Une déclaration résumant les positions de la FEAM sur les dossiers composant l'Union européenne de la santé sera partagée avant l'atelier.

Pour ceux qui souhaitent y participer, ils sont invités à s’inscrire par le lien ci-dessous avec la précision que seuls les membres des académies organisatrices peuvent avoir accès au présentiel:

https://forms.gle/viy5wkaVVGQn2EBDA

Données cliniques vétérinaires, récolte et gestion

Coordinateurs : Alexandra BRIEND-MARCHAL, Christophe BRARD et Francis DESBROSSE.

14h30 : Introduction, par Francis DESBROSSE

14h45- 15h15 : « Données et gestion de la santé animale : quelles opportunités pour les vétérinaires », par le Dr-Vét- Raphaël GUATTEO, Professeur en médecine des animaux d’élevage à ONIRIS, Nantes ;  

Résumé : A l'ère du digital et du big data, la notion de données est partout et le monde vétérinaire n'échappe pas à la règle. Selon l'expérience et l'appétence des vétérinaires pour ces aspects, les réactions vont de l'enthousiasme inconditionnel au scepticisme voire au rejet. Mais qu'entend-t-on par données et surtout, quelles sont les données détenues ou que peuvent produire les vétérinaires. Quelles sont ces données, quelles doivent être leurs qualités et quelles peuvent être leur utilisation et leur valorisation. L'objectif de cette présentation sera de brosser un panorama du type de données mobilisables par et pour les vétérinaires et d'en tirer de grands secteurs d'opportunités.

 

15h20-15h50 : « Données et secret professionnel », par Maître Diane HERVEY-CHUPIN, avocate, Cabinet Solférino associés, 75007 Paris ;

Résumé: Comme tous les professionnels, les vétérinaires collectent, dans le cadre de leur exercice professionnel, de nombreuses données. Plus spécifiquement, les vétérinaires collectent des données cliniques vétérinaires, ou données de santé animale. Le volume de données collectées tend à augmenter, du fait de l’apparition de nouvelles pratiques (télémédecine) et de dispositifs nouveaux (objets de santé connectés). Les données ainsi collectées ont une valeur marchande. Pour protéger ces données, deux régimes de nature différente se superposent, et imposent des obligations aux vétérinaires :  l’obligation juridique de respecter le règlement général sur la protection des données (« RGPD »), et l’obligation déontologique au respect du secret professionnel. Mais ces régimes ne s’appliquent pas à toutes les données de santé animale collectées et utilisées par le vétérinaire, loin s’en faut. D’une part, parce que seule une petite partie des données de santé animale collectées par les vétérinaires peut être qualifiée de « données personnelles » au sens du RGPD, et est donc soumise à celui-ci. D’autre part, parce que les tribunaux adoptent une conception restrictive du secret professionnel des vétérinaires, qu’ils semblent également limiter aux informations pouvant être qualifiées de données personnelles. Les textes évoluent par ailleurs dans le sens de nouvelles exceptions apportées au secret professionnel, dans l’intérêt de la santé publique ou du bien-être animal. Enfin, aucune règlementation spécifique contraignante n’existe à ce jour en matière de dispositifs vétérinaires connectés, ou de télémédecine vétérinaire.

En cet état du droit, les vétérinaires sont exposés à des risques juridiques, en lien avec leur secret professionnel ; quelques décisions de justice en ont précisé les contours. De façon plus large, les données de santé animale ne sont pas parfaitement protégées de l’intérêt qu’elles pourraient susciter chez les acteurs économiques, ce qui créé un risque de dérives dans l’utilisation de ces données.

15h55-16h30 : « Utilisation opérationnelle et scientifique des données », par Christophe CORDEVANT ; Valorisation, Direction de la Stratégie et des programmes, ANSES, Maisons-Alfort ;

 

16h45-17h00 : « De la structuration à la production des données d’élevage par le vétérinaire », Dr Jérôme DEFACHELLES, SNGTV

Résumé : La mise en place d’outils connectés en élevage fait exploser le nombre de données produites. Avant d’envisager leur intégration, souvent payante, dans les logiciels métiers vétérinaires, il convient déjà de s’intéresser à la donnée sanitaire relevant de notre activité. Elle doit être correctement structurée en vue de son exploitation. Le monde vétérinaire oublie souvent la valeur inestimable que représente cette information produite de façon fiable via l’examen clinique et accompagnée parfois d’examens complémentaires. Cette donnée représente une monnaie d’échange non négligeable pour permettre à la profession de jouer un rôle dans le système d’échange des données en élevage. En s’appuyant sur ces éléments fiables, il est aisé de déclencher différents types d’alertes sanitaires pour permettre notamment une utilisation raisonnée des médicaments en élevage.

Séance du 20 Janvier 2022 :
Lien pour visioconférence et programme

Les assemblées générales :
- spéciale pour les élections des nouveaux membres de l'AVF
- et ordinaire se triendront en visioconférence le jeudi 13 janvier 2022 de 13h00 à 17h30.

 

Les convocations sont accessibles pour les membres titulaires et émérites dans l'espace membres, suivre Administration puis Assemblées générales et réunions.