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Actualités

Interdiction de l’expérimentation sur animaux vivants ?

Conséquences que pourrait avoir l’interdiction de l’expérimentation sur animaux vivants, objet de la proposition de loi de Monsieur le Député Jean-Claude Flory.

Cette interdiction :

  • entraînerait la disparition, dans notre pays, de l’essentiel de la recherche en Biologie et en Médecine avec son cortège de conséquences graves et peut-être même irréversibles aux niveaux médical, sanitaire et social, en raison notamment de l’interruption de l’innovation dans les domaines du médicament et des vaccins ;
  • induirait, en relation avec la disparition de la recherche, une régression certaine du niveau de l’enseignement supérieur dans les domaines biomédicaux ;
  • exclurait la réalisation de tests prévus par la réglementation des contrôles sanitaires et toxicologiques ; ceci entraînerait une élévation importante des risques sanitaires, notamment dans les domaines alimentaire ou environnemental ;
  • serait immanquablement à l’origine de la délocalisation de la recherche pharmaceutique et du contrôle de production des médicaments et vaccins dans des pays ayant une législation plus permissive, avec de graves conséquences économiques et sociales.


En conséquence, l’Académie Vétérinaire de France recommande :

  • le retrait de la proposition de loi de Monsieur le Député Jean-Claude Flory ;
  • le soutien des recherches conduisant à la mise au point de méthodes fiables dans leur capacité à se substituer, autant que faire se peut, à l’expérimentation sur animaux vivants ;
  • le soutien au développement de toutes les méthodes susceptibles d’améliorer la bientraitance des animaux utilisés et de réduire le nombre de ces derniers, en particulier, en favorisant la création de banques de données spécialisées, afin de limiter les risques de redondance pouvant apparaître entre divers projets d’expérimentation.

Adopté par l’Académie Vétérinaire de France le 10 mai 2007